L’euthanasie
est un
abandon
Derrière le mot « dignité », il y a des visages. Le Parlement s’apprête à voter une loi qui changera en profondeur notre manière de prendre soin des plus fragiles. Votre voix compte.
Les enjeux
Une proposition de loi,
des vies en jeu
Le texte en discussion au Parlement vise à instaurer l’euthanasie et le suicide assisté. Derrière les mots rassurants, la réalité est simple : notre société s’apprête à dire à ses membres les plus fragiles qu’ils peuvent devenir un poids et qu’on peut les aider à disparaître.
Dans tous les pays où cette loi a été adoptée, les dérives sont documentées : extension progressive des critères, pression sur les plus vulnérables, effondrement des soins palliatifs. Il est encore temps d’empêcher que la France suive la même voie.
3 raisons de dire non
Un message glaçant adressé aux plus fragiles
Inscrire l’aide à mourir dans la loi, c’est dire aux personnes âgées, malades ou handicapées que leur euthanasie est une option légitime. Combien se sentiront coupables d’exister ?
Une médecine dénaturée
Pour la première fois, la médecine ne sera plus seulement appelée à guérir, mais autorisée à donner la mort. Soigner n’est pas tuer : on ne peut pas faire les deux.
La promesse trahie des soins palliatifs
Seulement 50 % des besoins en soins palliatifs sont couverts, selon la Cour des comptes. Par ailleurs, 19 départements français sont encore sans unité de soins palliatifs. Légaliser l’euthanasie avant de garantir l’accompagnement, c’est offrir une sortie plutôt qu’une solution.
Témoignages
Derrière le mot « dignité »,
il y a des visages.
Des témoignages, plusieurs manières d’avoir besoin des autres et autant de raisons de croire qu’accompagner reste possible, partout, jusqu’au bout.
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Ce que disent les chiffres
%
des Français demandent d’abord des soins palliatifs de qualité
des besoins en soins palliatifs non couverts
%
d’augmentation annuelle des euthanasies en Belgique
des pays ayant autorisé l’euthanasie ont étendu son application
Nos réponses à vos questions
Pourquoi parler d’« abandon » ?
Parce qu’une société qui propose la mort à ses membres les plus fragiles avant de leur garantir les soins, l’accompagnement et la dignité du quotidien, renonce à sa responsabilité. L’euthanasie n’est pas un progrès de liberté quand elle porte atteinte à la Fraternité, valeur fondatrice de notre République.
Comment fonctionne le vote de cette loi sur la fin de vie ?
Une loi ne se vote jamais en un coup. Le texte fait la « navette » entre l’Assemblée nationale et le Sénat : chaque chambre l’examine, l’amende, le renvoie à l’autre, jusqu’à trouver un accord.
En cas de désaccord persistant, une commission mixte paritaire (CMP) – 7 députés et 7 sénateurs – peut être réunie pour tenter un compromis. Si elle échoue, le Gouvernement peut demander à l’Assemblée nationale de trancher seule. Mais s’agissant d’une proposition de loi, rien ne l’y oblige : tout dépend de sa volonté politique.
À cela s’ajoute une autre voie : le sénateur Francis Szpiner a déposé une proposition de loi visant à soumettre la question au peuple par référendum, estimant qu’un tel choix de civilisation ne peut se trancher sans les Français.
Ce qu’il faut retenir : le combat se joue sur plusieurs mois, à plusieurs étages, et son issue dépend autant du calendrier parlementaire que des arbitrages de l’exécutif. La mobilisation reste donc essentielle – mais sa forme s’adapte : interpellation des députés, soutien aux sénateurs, appui au référendum. Chaque étape compte.
Quelles dérives sont documentées dans les pays voisins ?
En Belgique, l’euthanasie a été étendue aux mineurs et aux personnes atteintes de troubles psychiatriques. Aux Pays-Bas, la « fatigue de vivre » est désormais reconnue comme un motif d’euthanasie. Au Canada, plus de 44 000 euthanasies ont été pratiquées depuis 2016, avec des cas de personnes handicapées ayant demandé la mort par manque de moyens pour vivre dignement.
Ce qu’on entend vraiment
Faisons le choix de l’accompagnement
Ces paroles, beaucoup les ont déjà entendues ou prononcées. Elles disent une fatigue qu’on ne choisit pas. Mais à côté, d’autres paroles existent, plus discrètes : celles d’un proche qui reste, d’un soignant qui rassure, d’un voisin qui passe.
j’ai besoin que tu
sois là.
avec lui, je ne les
oublierai jamais.
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